S274 - La vitesse à VO2max est un excellent indice de l’aptitude en sports d’endurance et serait une vitesse d’entraînement d’intérêt particulier
Sachant que le VO2max est un important déterminant de la performance dans les sports dits « d’endurance », par exemple la course à pied, les entraîneurs ont intérêt à l’évaluer avec des tests valides et à trouver des formules d’entraînement qui en maximise le développement.
Dans cet article, on explique que la vitesse à VO2max (VVO2max) est un excellent indice de l’aptitude à réaliser de bonnes performances et une vitesse d’entraînement à privilégier pour le développement et l’entretien de l’aptitude aérobie.
Il est possible de mesurer la vitesse à VO2max à l’aide de tests de laboratoire ou de terrain, progressifs et maximaux. Ainsi, les entraîneurs peuvent administrer un des ces tests à leurs athlètes, à des moments clés du plan annuel d’entraînement.
L’idée circule dans les milieux sportifs qu’il faut maximiser le temps d’entraînement à VVO2max, ce qui est parfaitement cohérent avec le principe de spécificité de l’entraînement; pour améliorer la consommation maximale d’oxygène, on a intérêt à s’entraîner à une intensité qui oblige le système cardiorespiratoire à fonctionner à 100 %. Cependant, il faut rappeler que toutes autres choses étant par ailleurs égales, on peut maintenir plus longtemps une intensité sous-maximale (inférieure à 100 % de VO2max) que maximale (correspondant à 100 % de VO2max) et que, par ailleurs, l’entraînement à une intensité supra-maximale (supérieure à 100 % de VO2max) stimule le développement de la capacité anaérobie, en plus de l’aptitude aérobie, ce qui n’est pas sans intérêt dans les sports dit « d’endurance ».
Mélanie Lamontagne
kinésiologue spécialiste en exercices thérapeutiques, conseillère déléguée médicale
Éditeur
Guy Thibault
Ph. D., Direction du sport et de l’activité physique, gouvernement du Québec; Département de kinésiologie de l’Université de Montréal; et INS Québec