S666 - Remplacer une partie de l’entraînement en endurance par un entraînement en musculation améliore les déterminants de la performance cycliste chez des cyclistes entraînés, sans augmenter la masse corporelle

Dans les disciplines d’endurance telles que le cyclisme sur route, le VO2max est le principal déterminant de la performance, mais l’aptitude à générer une puissance élevée sur une période brève, soit pour joindre une échappée ou remporter un sprint de peloton, est aussi très importante. Des études révèlent les avantages de l’entraînement en force afin d’améliorer cette qualité, mais malgré cela, plusieurs craignent une augmentation de la masse corporelle, ce qui constitue un handicap en montée. Cette étude démontre que la musculation comprenant un petit nombre de répétitions, en complément à l’entraînement en endurance, améliore les déterminants de la performance cycliste, sans toutefois augmenter la masse corporelle du coureur cycliste. 

Des cyclistes entraînés ont été soumis soit au protocole d’entraînement combinant un entraînement en endurance et en musculation, ou en endurance seulement, pour douze semaines. Il y avait deux séances de musculation par semaine. La progression observée fut la suivante : trois semaines avec des séances à 10 RM et 6 RM, 3 semaines à 8 RM et 5 RM, et les 3 dernières semaines à 6 RM et 4 RM. Les exercices ciblés étaient les suivants : demi-squat, presse assise et flexion de la hanche à une jambe, et flexion plantaire.

Avant et après les douze semaines d’entraînement, on a observé des gains supérieurs chez les athlètes s’entraînant en musculation pour les paramètres de la force mais également de la performance lors d’un test maximal de Wingate, et ce, sans augmentation de la masse corporelle : augmentation de la force maximale isométrique, du diamètre du muscle, de la puissance maximale, de la puissance pour une concentration sanguine donnée de lactate, et un indice de fatigue inférieur.

Les résultats de la présente étude suggèrent qu’un entraînement en force combiné à un entraînement en endurance permet des gains supérieurs en force et en puissance chez des cyclistes entraînés, en comparaison à un entraînement en endurance seulement, et ce sans prise de poids corporel, c’est-à-dire sans nuire au coureur cycliste dans les montées.

Source primaire

Ronnestad BR et coll. (2010) Effect of heavy strenght training on thigh muscle cross-sectional area, performance determinants, and performance in well-trained cyclists Eur J Appl Physiol 108:965-75.

www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20136751

Rédacteur

Joanie Caron
B.Sc.,kinésiologie; étudiante à la maîtrise

Éditeur

Guy Thibault
Ph. D., Direction du sport et de l’activité physique, gouvernement du Québec; Département de kinésiologie de l’Université de Montréal; et INS Québec

Mots-clés

Force, Cyclisme

Lectures suggérées

Hoff J, Gran A et Helgerud J (2002) Maximal strenght training improves aerobic endurance performance Scan J Med Sci Sports 12(5):288-95.

www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12383074 

Mikkola JS et coll. (2007) Concurrent endurance and explosive type strength training increases activation and fast force production of leg extensor muscles in endurance athletes J Strenght Cond Res 21(2):613-20.

www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17530970

Sports ciblés

Cyclisme et autres sports d’endurance

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