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S681 - Les entraîneurs auraient avantage à s'enquérir auprès de leurs athlètes quant au volume et à la qualité de leur sommeil, et les informer sur l'importance d'un sommeil réparateur entre les séances d'entraînement

Dans le milieu sportif, on s'intéresse de plus en plus au rôle que peut jouer le sommeil dans la récupération suivant un entraînement intensif ou une compétition. Dans cet article, l'auteur (un médecin qui travaille notamment avec des athlètes d’élite au Center for sleep and human performance, à Calgary) résume ce que la recherche révèle à ce sujet. Il s'agit principalement des points suivants.

1- La privation de sommeil affecte les fonctions cognitives; le degré de diminution des performances cognitives varie considérablement entre les sujets, athlètes ou non.

2- Le manque de sommeil, le sommeil interrompu et le décalage horaire affectent aussi le métabolisme énergétique (particulièrement le métabolisme des glucides), la fonction immunitaire, l’aptitude à restaurer les fonctions physiologiques après l’exercice physique, l’appétit et l’aptitude à apprendre de nouveaux schémas moteurs (en effet, le sommeil joue un rôle crucial dans la plasticité neurale).

3- On ne sait pas encore comment déterminer le nombre d’heures dont les athlètes ont besoin et il est possible que ce besoin varie parmi ceux-ci. On croit que les athlètes adolescents ont besoin de 8 à 10 heures de sommeil chaque jour.

4- Le sommeil est moins réparateur s’il est de moins bonne qualité (périodes d’éveil plus ou moins fréquentes); il faut donc apprécier non seulement le volume mais aussi la qualité du sommeil des athlètes.

5- Certains athlètes se sentent plus performants le matin, le soir ou à d’autres moments de la journée. Les contraintes associées aux études, au travail et à l’entraînement peuvent rendre difficile l’ajustement du sommeil en fonction des particularités chronobiologiques de l’athlète. Par exemple, les athlètes plus performants en soirée préfèrent se coucher tard de sorte que l’entraînement matinal les prive d’une nuit suffisamment longue de sommeil. La période de sommeil paradoxal est ainsi réduite, ce qui affecte la mémoire, l’apprentissage et le système immunitaire.

Ainsi, les entraîneurs auraient avantage à s’enquérir auprès de leurs athlètes quant au volume et à la qualité de leur sommeil, et les informer sur l’importance d’un sommeil réparateur entre les séances d’entraînement.

Source primaire

Samuels C (2008) Sleep, recovery, and performance: The new frontier in high-performance athletics. Neurol Clin 26(1):169-80.
www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18295089

Rédacteur

Xavier Bonacorsi
étudiant en kinésiologie, Université Laval

Éditeur

Guy Thibault
Ph. D., Direction du sport et de l’activité physique, gouvernement du Québec; Département de kinésiologie de l’Université de Montréal; et INS Québec

Mots-clés

Sommeil, récupération, régénération

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Postolache TT et coll. (2005) Sports chronobiology consultation: From the lab to the arena. Clin Sports Med 24(2):415-56.
www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15892932

Dinges DF et coll. (1997) Cumulative sleepiness, mood disturbance, and psychomotor vigilance performance decrements during a week of sleep restricted to 4-5 hours per night. Sleep 20(4):267-77.
www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9231952

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